L'histoire


La ZAC de la Porte de Gentilly a été créée par délibération du conseil municipal en date du 19 novembre 1998 avec quatre objectifs majeurs :

  • le développement économique du secteur et la dynamisation commerciale ;
  • le renouvellement et la diversification de l’offre d’habitat par la réalisation de logements locatifs intermédiaires ou en accession ;
  • l’amélioration de la desserte par l’aménagement du carrefour Mazagran, porte d’entrée de la ville depuis le boulevard périphérique ;
  • le réaménagement de l’entrée de ville afin d’améliorer les liaisons Paris - Gentilly et Porte de Gentilly - centre ville.


L’opération de la ZAC de la Porte de Gentilly réalisée à ce jour au 2/3 a permis d’atteindre pour partie ces objectifs avec :

  • le développement de deux sites consacrés à l’activité économique avec l’implantation de la société Ipsos dans le bâtiment réalisé par l’architecte Henri Gaudin sur l’îlot Mazagran et de l’entreprise Colorine sur l’îlot Mairie-Ténine ;
  • le réaménagement du carrefour Mazagran en coopération avec la Ville de Paris, la Région Ile-de-France, le Département du Val de Marne, la Communauté d’Agglomération de Val de Bièvre ; 
  • la construction d’un immeuble d’habitation en accession à la propriété rue Ténine en face du Centre Municipal de Santé.


L'archéologie préventive

Un diagnostic archéologique a été réalisé sur l’emplacement du lot 4 en avril 2011. Un second diagnostic aura lieu sur l’emprise du lot 1 une fois les bâtiments démolis.

L’objectif principal du diagnostic mené par l’INRAP était de vérifier la présence d’anciens ouvrages d’adduction d’eau.

Le diagnostic a été réalisé sous la surveillance de deux archéologues de l’Institut National de Recherche Archéologiques Préventives entre le 18 et le 19 avril 2011. Trois tranchées de diagnostic ont été creusées de 2.3 mètres de large environ.

Aucun vestige archéologique n’a été mis au jour lors du diagnostic. Le terrain montre des signes évidents de remaniements contemporains qui ont été attribués à l’exploitation du calcaire, notamment à la fin du 19ème siècle, à la présence de constructions contemporaines, ou encore à l’utilisation du terrain pour accueillir les installations de chantier liées à la construction du siège d’IPSOS, sur les parcelles adjacentes.


 

 

ZOOM SUR L'INRAP

Avec plus de 2 000 collaborateurs et chercheurs, l’Inrap est la plus importante structure de recherche archéologique française et l’une des toutes premières en Europe.
Institut national de recherche, il réalise chaque année quelques 1 500 diagnostics archéologiques et 250 fouilles en partenariat avec les aménageurs privés et publics, en France métropolitaine et dans les Départements d’Outre-mer (Dom). Ses missions s’étendent à l’exploitation scientifique des résultats et à la diffusion de la connaissance archéologique auprès du public.
 

 

Aqueduc Médicis
 


La ZAC Porte de Gentilly est traversée par l’ancien aqueduc Médicis (ou de Rungis). projet initié par Henri IV, l'aqueduc fut construit de 1613 à 1623 sous la régence de Marie de Médicis. Il conduit les eaux du plateau de Rungis jusqu'à Paris, au niveau de l'observatoire astronomique. Il traverse la vallée de Bièvre grâce au pont-aqueduc d'Arcueil.
L’aqueduc de Médicis a fait l’objet d’un arrêt en Conseil d’Etat du 4 juillet 1777 et se trouve inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques par arrêté préfectoral du 10 février 1988 ; il a été classé sur la liste des Monuments Historiques par arrêté du 16 février 1991.

Cet ouvrage, qui est aujourd’hui géré par Eaux de Paris, alimente Paris en eau non potable.
 

L’aqueduc Médicis en chiffres

  • longueur totale : 13km environ

  • pente moyenne : 1,39m/km.

  • galerie : entre 3 et 15 m de profondeur.

  • 27 regards, espacés d'environ 500 m,

  • 256 puisards espacés, les uns des autres, de 50 m

 

Un peu d’histoire…
 


Les problèmes d'eau à Paris, en termes de qualité (puits pollués) et de quantité (tarissement des fontaines, pompes à eaux coûteuses...), poussent Henri IV vers 1594 à lancer la construction d'un nouvel aqueduc. La recherche de sources s'est orientée vers Rungis et Wissous où les romains avaient captés déjà des sources pour Lutèce.

Cependant, le projet est arrêté avec l'assassinat d'Henri IV par Ravaillac en 1610. C'est sa veuve, Marie de Médicis, qui reprend le projet afin d'alimenter les fontaines du jardin de Luxembourg et son palais en construction. Les travaux de construction du nouvel aqueduc sont adjugés à Jean Coingt, maître maçon, le 27 octobre 1612 pour la somme de 460 000 livres payables en 6 ans. Le projet comprend :
  • le captage des sources de Rungis
  • la construction d’un aqueduc souterrain jusqu’au Jardin du Luxembourg
  • 30 regards espacés de 500 mètres
  • l’ouverture de bouches de contrôle (4 entre chaque regard)
  • un pont-aqueduc pour franchir la vallée de la Bièvre à Arcueil
  • un regard pour la répartition des eaux à l’entrée du faubourg Saint-Jacques.
  • un débit prévu de 30 pouces fontainier soit 400L/min. ou 560m3/jour.
  • La construction commence le 17 juillet 1613 avec la pose de la première pierre du "Regard N°I de Rungis" par Louis XIII, alors âgé de 12 ans.

Les travaux durent 10 ans au lieu des 3 ans annoncés, du fait de pluies très abondantes, et font travailler 500 à 600 ouvriers. L'eau parvient à la "maison du fontainier" le 19 mai 1623. L'eau pour le peuple ne coulera dans les fontaines que 5 ans plus tard. Le règlement de l'ouvrage est assuré par une taxe sur les vins qui entrent dans Paris et s'est élevé au final à 850 000 livres.

Lors de la mise en marche, des concessions d'eau privées ont été accordées à plusieurs "personnages puissants" (des princes du sang, des communautés religieuses, des collèges, des hôpitaux). Mais certains de ces personnages ne se gênent pas pour agrandir la taille de leur tuyau. Le débit de l'aqueduc s'en ressent et devient bien vite insuffisant pour alimenter les fontaines parisiennes.

La recherche de nouvelles sources (les "nouvelles eaux d'Arcueil") est entreprise en 1655. Cependant, on accorde à nouveau des concessions privées, ce qui ne résout en rien le manque d'eau pour les fontaines parisiennes.

Pourtant, Louis XIII, dès 1633, avait pris un arrêté pour créer une zone de servitude de 30 m de large soumise à une redevance pour les riverains. Louis XIV renouvellera et renforcera le décret par arrêt du Conseil d’Etat qui stipulait : " Défense de prendre les eaux, fouiller ou gâter les pierrées, planter les arbres le long des aqueducs et conduites d’eau à 15 toises près."

Par la suite, l'entretien de l'aqueduc est plus ou moins bien effectué selon les périodes de l'histoire. Cet entretien consiste essentiellement à curer la cunette afin d'enlever la calcite qui s'y dépose et qui diminue le débit. Les échevins (responsable de la commune) effectuèrent ces travaux jusqu'en 1736.

Les curages reprirent seulement sous le premier empire (vers 1800). On trouve deux inscriptions de curages dans la galerie au niveau de Cachan, datés de 1784 (par Thévenar) et 1837 (par Roudier). Des fonds furent attribués également pour la restauration de la galerie de l'aqueduc et du pont d'Arcueil. Ce dernier, aux dires des textes de l’époque, était envahi de plantes qui poussaient dessus.

Progressivement (entre 1838 et 1868), la ville de Paris rachète 112 concessions payantes, tandis que 204 concessions attribuées à titre gracieux sont supprimées. A cette même époque (Courant XIXème), les travaux haussmanniens tronçonnent l'aqueduc au niveau de Paris. L'aqueduc de la Vanne va prendre le relais du "vieil aqueduc Médicis" qui n'aura plus aucun intérêt en terme d'alimentation en eau.

En 1904 ? l'eau de l'aqueduc alimente le lac de Montsouris. C'est encore le cas aujourd'hui.
Pendant la seconde guerre mondiale, Des morceaux d'aqueduc dans Paris furent réquisitionnés par la préfecture de la Seine pour en faire des abris de défense passive.

Depuis 1982, L'aqueduc Médicis, de Rungis au boulevard périphérique, a été ajouté à la liste complémentaire des monuments historiques. Le classement concerne uniquement les regards. Cependant un périmètre de 500 mètres autour de l’aqueduc est soumis au classement ce qui permet d'y intégrer les portions de galerie entre chaque regard distant de 500 mètres.

Depuis 1987 l'entretien est assuré par Eau de Paris. Aujourd'hui, le débit est de quelques dizaines de mètres cube par 24 heures. La portion actuelle de galerie dans Paris est de 850 mètres.
 
 

L'histoire

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Agenda du projet


Début janvier 2012 à 2017
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